La deuxième pression à froid

Les Escourtins étaient par la suite vidés et nettoyés de leurs grignons. Cette patte était alors reprise et mélangée à de l’eau chaude pour faire éclater les cellules d’huile qui n’avait pas été brisées lors du premier broyage. S’en suivait le même procédé de pression jusqu’à ce que l’huile remonte à la surface, elle était alors adroitement recueillie au moyen d’un plat d’acier peu profond muni d’une d’une longue tige appelée une feuille (vous pouvez en voir une suspendue contre le mur du salon). Le résultat de cette seconde pression donnait toujours une huile de très bonne qualité.

Tout cela représentait un dur travail à cause de la chaleur ambiante; durant l’heure du déjeuner, les travailleurs affamés trempaient leur pain grillé dans une poêle employée pour chauffer et égoutter l’huile. On appelait cela un Casseton, et la fourchette en bois avec laquelle le pain était grillé une Roustide.